les objectifs
• Transmettre aux Québécois.es la fierté du Québec et solliciter leur participation aux célébrations par l’entremise d’une promotion de la programmation des festivités de la Fête nationale;
• Susciter la curiosité, l’engouement, l’enthousiasme et l’adhésion de tous.tes les Québécois.es à l’égard de la Fête nationale;
• Informer adéquatement la population de la quantité et de la diversité d’activités offertes et d’événements tenus sur tout le territoire du Québec;
• Sensibiliser la population à l’importance de la Fête nationale dans la cohésion sociale du Québec (intégration, célébration de l’identité et de l’histoire, etc.);
• Mettre en évidence le rôle de premier plan du MNQ et des mandataires régionaux dans l’organisation de la Fête nationale auprès du grand public.
THÉMATIQUE
Depuis 1984, le MNQ propose chaque année une thématique différente qui englobe l’ensemble des activités de la Fête nationale. Cette pratique permet, entre autres, de donner un nouveau souffle et une couleur originale aux communications en offrant une plus grande cohérence à l’échelle nationale. De plus, les organisations locales s’en inspirent afin de renouveler et d’orienter les festivités qui se déploient dans leur région et partout au Québec.
À la suite de l’évaluation par les intervenants gouvernementaux, le concept retenu pour 2022 proposait de célébrer les expressions bien de chez nous, avec comme slogan « Notre langue aux mille accents». Nos expressions plus colorées les unes que les autres font partie de notre culture et de notre héritage et nous souhaitions leur donner une place d’honneur. Cette année, on s’est retrouvé enfin : parce qu’on avait hâte de jouer de la musique à bouche, de swingner la bacaisse dans l’fond de la boîte à bois, de se mettre sur notre 36, un soir de Saint-Jean, comme avant, pour se dire en se bécotant : on est passé à travers.
C’est avec joie que les organisateurs de fêtes locales ont mis en oeuvre des activités ludiques et colorées afin de faire connaître les expressions de leur région. Plus de 450 activités en lien avec le thème ont été offertes à la population et ont fait rire et danser jeunes et moins jeunes.
Pour cette édition qui se voulait rassembleuse, la campagne s’est déclinée en quatre affiches distinctes. Quatre expressions bien festives et invitant à la Fête sont illustrées de façon vivante et ludique. Ces visuels nous rappellent nos hivers enneigés, notre force dans l’adversité, nos soirées d’été endiablées et notre sens de la fête ! Cette année, on avait envie de dire aux Québécois.es :
« Attache ta tuque, continue à être vite sur tes patins, tire-toi une bûche et lâche ton fou! ».
ATTACHE TA TUQUE
Utilisée à partir des années 30 pour dire aux personnes en traîneau ou en calèche de faire attention de ne pas perdre leur tuque en raison de la vitesse, elle est devenue une expression signifiant de se préparer à quelque chose de grand (le meilleur comme le pire). On entend souvent une variante plus récente (début des années 80) soit Attache ta tuque avec d’la broche utilisée dans certaines régions, qui donne une couleur toute spéciale à cette expression.
LÂCHE TON FOU
Quelle belle expression québécoise imagée que celle-ci ! Et il faut dire que les Québécois.es sont reconnus pour être de bons vivants. Apparue dans la littérature à la fin des années 20, on la retrouve dans le Glossaire du parler français au Canada, p. 415, éditée en 1930. Qu’il s’agisse d’exploser de rire ou de se coucher aux petites heures, cette expression est synonyme de s’amuser, de se laisser aller au plaisir, comme on sait si bien le faire chez nous.
SOIS VITE SUR TES PATINS
Utilisée plus régulièrement dans la parlure québécoise depuis les années 50, elle fait son apparition dans un journal en 1908. Un journaliste exposait avec cette expression, la rapidité d’un concurrent pendant une course à patins. Ce visuel fait également référence à l’une des grandes fiertés des Québécois.es : son sport national, le hockey. On dit que quelqu’un est vite sur ses patins quand il comprend la réalité rapidement et qu’il peut avoir une répartie vive et intelligente.
TIRE-TOI UNE BÛCHE
Expression bien de chez nous qui trouve son origine durant la période de la colonisation en Amérique : les conditions de vie des colons étaient précaires et les sièges étaient souvent remplacés par de simples bûches taillées à la hauteur nécessaire. « Tire-toi une bûche » signifiait donc « attrape une bûche pour t’asseoir dessus ». L’expression est restée aujourd’hui, bien que les intérieurs soient plus confortables et les bûches plutôt destinées aux feux de foyer et aux feux de joie.
texte thématique
On était au début d’un printemps historique. Il tombait encore des peaux de lièvre sur notre vaste territoire, y’avait encore de la neige à ras le châssis pis on continuait un brin de pelleter par en avant avec nos froques et nos culletons bien remontés. On se disait tous pour se renmieuter : «Tiguidou! L’été s’en vient! Galarneau va être de bonne heure sur le piton c’t’année!». Mais tsé, ça prend pas la tête à Papineau pour savoir que nos hivers sont longs pis frettes au Québec!
Bien sûr, c’était avant qu’on frappe notre Waterloo, dans le virage de la saison. Juste avant de se faire passer un sapin par un virus et avoir l’impression de piquer la fouille de sa vie. Astheure, on avait la chienne pas qu’un peu. Fallait être vite sur nos patins pis se virer sur un 10 cents si on ne voulait pas échapper le ballon! Rien que d’un coup, on avait de la broue dans l’toupet, pas le temps de niaiser, ni de dormir au gaz. Y’allait avoir du monde à messe avec la guédille au nez, pas mal plus que deux pelés et un tondu, je vous en passe un papier! On nous a demandé de rester à la maison, de se calmer le pompon pis de pas lâcher la patate. C’est là qu’on a vu qu’on est tricoté serré, nous les Québécois.es. Même si pas mal tout le monde avait la fale à terre, nos services essentiels avaient du cœur à l’ouvrage et ont pris le taureau par les cornes. Manger nos bas ne nous servirait à rien, mais ça prendrait tout notre petit change pour pas virer d’ssour. On essayait de prendre ça mollo sans toutefois tourner les coins ronds. Le virus continuait de faire du train et d’en beurrer épais. Un méchant lendemain de veille nous attendait. Plusieurs d’entre nous ont perdu leurs jobs, ont dû vivre sur du vieux gagné en attendant, cassés, que le chèque arrive dans malle. Entre l’envie de brailler comme une champlure, de péter une coche, celle de bizouner la maison au grand complet ou l’espoir d’avoir un six pack en soulevant des sacs de cannages comme si on poussait de la fonte, on a appris à mieux se connaître. C’est ben pour dire, on est devenus plus proches en étant plus distancés. Parce que même si cette pandémie nous brassait le Canadien, il y a eu ces moments où on a pitonné sans limite la télé en s’abriant en famille sur le divan, bien souvent en mou, en ayant l’air de la chienne à Jacques, en s’aimant encore plus.
Notre passé historique nous a assez varlopés qu’on savait qu’on serait capable de se tenir ben drette comme une barre à clous devant la menace. Rien qu’à voir on voit ben : on est de même nous autres, remplis de force comme Louis Cyr, d’entraide et de résilience. Et pis quand l’été va arriver, on va sentir le redoux en nous. On avait hâte de se recevoir à la bonne franquette, de se bourrer la fraise, de jouer de la musique à bouche, de se dire « Envouèye, dégreille-toi pis tire-toi une bûche! », de se payer la traite ensemble, de se partir une bonne toune en se mettant sur notre 36 un soir de Saint-Jean, comme avant, pour se dire en se bécotant : on va passer à travers.
Quand est-ce que ça va finir ? On donne notre langue aux chats, mais une chose est coulée dans le béton, on va en v’nir à boute. On sait que la neige qui tombe va faire fondre l’autre et c’est la dernière tempête qui va coller sur les poteaux, parole de scout ! Ce mautadit virus va débarrasser le plancher pour qu’on puisse se célébrer avec nos mots à nous, nos expressions imagées et drôles, notre parlure originale et spontanée. Et maintenant, mettons tous l’épaule à la roue pour que l’on puisse, ENFIN, fêter tous ensemble ce Québec aux mille accents !
PLAN MÉDIA
La campagne publicitaire nationale qui a été mise de l’avant poursuivait trois grands objectifs stratégiques :
Faire connaître le thème choisi pour chapeauter les festivités de 2022
Faire converger la population vers le site internet officiel de la Fête, lequel rassemble la programmation des fêtes locales, régionales et nationales ainsi qu’une multitude d’informations relatives à la Fête.
Faire la promotion des grands spectacles régionaux et
de la capitale
En 2022, après deux ans d’arrêt presque complet, la Fête nationale a mis en branle le plus grand plan média multiplateforme de son histoire afin d’atteindre ses objectifs stratégiques. Vous trouverez le résumé de ce plan dans cette section.